Posted on 27, Nov 2017 in Divers

Ce matin j’aimerais voir avec vous un passage en Genèse 22:1 à 14.

Il arriva, après ces choses, que Dieu éprouva Abraham, et il lui dit: Abraham !
Et il répondit: Me voici.
Et il dit: Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, et va-t’en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste, sur une des montagnes que je te dirai.
Et Abraham se leva de bon matin, bâta son âne, prit deux de ses serviteurs avec lui, et Isaac son fils, il fendit du bois pour l’holocauste, puis il partit et s’en alla vers le lieu que Dieu lui avait dit. Le troisième jour, Abraham, levant les yeux, vit le lieu de loin.

Et Abraham dit à ses serviteurs: Demeurez ici avec l’âne. Moi et l’enfant nous irons jusque-là, et nous adorerons, puis nous reviendrons vers vous.
Et Abraham prit le bois de l’holocauste, et le mit sur Isaac son fils, puis il prit dans sa main le feu et le couteau, et ils s’en allèrent tous d’eux ensemble.
Alors Isaac parla à Abraham son père, et dit: Mon père ! Abraham répondit: Me voici, mon fils. Et il dit: Voici le feu et le bois, mais où est l’agneau pour l’holocauste ?
Et Abraham répondit: Mon fils, Dieu se pourvoira lui-même de l’agneau pour l’holocauste.
Et ils marchèrent tous deux ensemble.

Et ils vinrent au lieu que Dieu lui avait dit, et Abraham y bâtit l’autel, et rangea le bois, et il lia Isaac son fils, et le mit sur l’autel, par-dessus le bois.
Puis Abraham étendit la main, et prit le couteau pour égorger son fils.
Mais l’ange de l’Éternel lui cria des cieux, et dit: Abraham, Abraham !
Et il répondit: Me voici.
Et il dit: Ne porte pas ta main sur l’enfant, et ne lui fais rien. Car maintenant je sais que tu crains Dieu, puisque tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique.

Et Abraham leva les yeux et regarda, et voici derrière lui un bélier, retenu dans un buisson par les cornes. Alors Abraham alla prendre le bélier, et l’offrit en holocauste à la place de son fils.
Et Abraham appela ce lieu-là, Jéhova-jiré (l’Éternel y pourvoira).
De sorte qu’on dit aujourd’hui: Sur la montagne de l’Éternel il y sera pourvu.

On dit d’Abraham qu’il traversa dix grandes épreuves, c’est très certainement pour cela que le 22e chapitre commence par ces mots, il arriva, après ces choses. Il arriva que Dieu appela Abraham et le mit une fois de plus à l’épreuve, mais pas n’importe laquelle, très certainement la plus grande pour cet homme de Dieu. Nous allons voir à travers ces versets combien Jésus-Christ est présent, et combien l’épreuve qu’Abraham va endurer représente notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.

Dieu va donc appeler Abraham et le mettre à l’épreuve, offrir son fils unique, celui qu’il aime ! Vous savez, je crois que Dieu est Souverain, Il accomplit tous ses plans, tous ses desseins, tout ce qu’Il a décidé devoir arriver, arrive en son temps, jamais trop tôt, jamais trop tard !

Car, lorsque nous étions encore sans force, Christ est mort en son temps, pour des impies. (Romains 5:6)

Mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi. (Galates 4:4)

En son temps, après la chute, le déluge, l’Exode, la tente d’assignation, les prophètes, les rois, après toutes ces choses, il plut à Dieu d’accomplir chaque promesse, chaque prophétie, et chaque modèle dans le sacrifice de son Fils Jésus-Christ, tout ce qui précédait illustrait et dirigeait l’attention vers l’heure où Christ allait mourir.

Et voilà qu’au verset 2, Dieu annonce à Abraham ce qu’il doit faire, Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, et va-t’en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste, sur une des montagnes que je te dirai.

Les mots de ce verset, pris un à un, révèlent la grandeur du don et du sacrifice, mais aussi l’amour qu’Abraham portait à son fils, son unique, sans oublier l’agonie qu’un tel sacrifice exige de cet homme de Dieu ! Essayons d’imaginer la stupeur et l’affliction d’Abraham à la réception de cet ordre, sa douleur à la pensée de la mort de son fils, celui qu’il attendait depuis tellement longtemps, mais le pire pour Abraham, c’est que c’est lui-même qui devait tuer Isaac !

Mais étudions les mots que nous trouvons dans ce verset 2 et relions-les à notre Seigneur Jésus-Christ, le Fils unique, le Bien-Aimé de Dieu :
Prends ton fils… Le Seigneur Jésus-Christ est le Fils de Dieu.
ton unique… Jésus-Christ est appelé le Fils unique de Dieu.
celui que tu aimes… Souvenez-vous de la voix de Dieu qui descendit du ciel en apportant ces paroles, « Celui-ci est mon Fils Bien-Aimé ».
et offre-le en holocauste. Jésus est Celui qui est devenu notre holocauste, notre sacrifice d’expiation, c’est Lui qui a pris la place qui nous revenait à juste titre, souvenez-vous ou, découvrez les Paroles que nous trouvons en Esaïe 53.

Qui a cru à notre message, et à qui le bras de l’Éternel a-t-il été révélé ?
Il est monté devant l’Éternel comme un rejeton, comme une racine qui sort d’une terre desséchée. Il n’a ni beauté ni éclat qui nous le fasse regarder, ni apparence qui nous le fasse désirer. Méprisé, délaissé des hommes, homme de douleurs et connaissant la souffrance, comme un homme devant qui on se couvre le visage, si méprisé que nous n’en faisions aucun cas. Cependant il a porté nos maladies, et il s’est chargé de nos douleurs, et nous, nous pensions qu’il était frappé de Dieu, battu et affligé.

Mais il était meurtri pour nos péchés, et frappé pour nos iniquités, le châtiment qui nous apporte la paix est tombé sur Lui, et par sa meurtrissure nous avons la guérison.Nous étions tous errants comme des brebis, nous suivions chacun son propre chemin, et l’Éternel a fait venir sur Lui l’iniquité de nous tous. Il est maltraité, Il est affligé, et Il n’ouvre point la bouche, comme un agneau mené à la boucherie, comme une brebis muette devant celui qui la tond, Il n’ouvre point la bouche.

Il a été retiré de l’angoisse et de la condamnation, et qui dira sa durée ? Car Il a été retranché de la terre des vivants, Il a été frappé pour le péché de mon peuple. On Lui avait assigné sa sépulture avec les méchants, et dans sa mort Il a été avec le riche, car Il n’a point fait d’injustice, et il n’y a point eu de fraude en sa bouche.

Or il a plu à l’Éternel de le frapper, Il l’a mis dans la souffrance. Après avoir offert sa vie en sacrifice pour le péché, Il se verra de la postérité, Il prolongera ses jours, et le bon plaisir de l’Éternel prospérera dans ses mains. (Esaïe 53:1-10)

Si Isaac est une image de Jésus-Christ, il n’en est rien de son sacrifice, bien entendu Isaac n’est pas mort sacrifié, mais admettons que ce fut le cas, son sacrifice n’aurait sauvé personne, contrairement à celui de notre Seigneur !

Puis regardez les versets 3 et 4 dans lesquels nous pouvons imaginer tout ce qui a pu passer dans l’esprit d’Abraham. Durant trois jours, il a eu le temps de réfléchir à ce sacrifice que Dieu lui demanda d’accomplir ! Et que ce soit durant la journée ou durant la nuit, je suis certain que ce fardeau devait peser lourd sur le cœur de l’homme de Dieu !

Mais quand on pense à notre Père Eternel, Il ne décréta pas d’offrir son Fils trois jours avant, ni même trois mois auparavant, mais Il l’avait décidé de toute éternité, dès avant la fondation du monde, en Ephésiens 1:3 et 4 nous lisons, Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes, par Christ, selon qu’Il nous a élus en Lui, avant la fondation du monde, afin que nous soyons saints et irrépréhensibles devant Lui par la charité.

Pensez un moment à cet amour et cette grâce, sans oublier les promesses sûres et certaines que nous avons en Jésus-Christ, et vous savez ce qui est remarquable ? C’est que rien à changer, les Paroles de Dieu demeure ferme, Lui-même nous le dit, Car je suis l’Éternel, je ne change pas. (Malachie 3:6)

Dans les versets 5 et 6 nous voyons à présent Abraham préparer avec soin tout ce qui va servir au sacrifice, à savoir le bois, le feu et le couteau, et que pouvons-nous dire de notre Dieu qui prépara avec plus de soin encore le sacrifice de son propre Fils ? Il prépara et prédit tous les évènements, les personnes, les nations, et toutes les actions du plus grand évènement de tous les temps, la mort de Christ !

Actes 2:23 nous dit, Ce Jésus livré par la volonté déterminée et selon la prescience de Dieu, vous l’avez pris, et, l’ayant attaché à la croix par les mains des iniques, vous l’avez fait mourir.

Actes 4:27-28, En effet, Hérode et Ponce Pilate, avec les Gentils et le peuple d’Israël, se sont assemblés contre ton saint Fils Jésus, que tu as oint, pour faire toutes les choses que ta main et ton conseil avaient décidé d’avance devoir être faites.

Puis Abraham demande à ses serviteurs de rester au pied de la montagne pendant qu’il montera avec son fils, et bien de même, notre rédemption est l’œuvre du Père et du Fils, mais Christ se trouvait entre les mains et sous la colère de Dieu pour nos péchés !

Douze hommes mangèrent avec Jésus lors de la dernière Pâques, onze se rendirent avec Lui au jardin, trois l’accompagnèrent dans sa prière, mais lorsqu’Il monta à la croix, Il était seul. Abraham chargea le bois sur Isaac, tout comme Jésus se chargea de sa lourde croix !

Versets 7 et 8, alors que père et fils monte les pentes de la montagne, Isaac dit, Voici le feu et le bois, mais où est l’agneau pour l’holocauste ?

Dieu est Saint, juste et équitable, l’homme quant à lui est pécheur, coupable et mauvais, ce qui veut dire pour Isaac que l’homme ne peut par ses œuvres ou ses mérites être réconcilié avec Dieu, il sait aussi que sans effusion de sang il n’y a pas de pardon des péchés !

Voila pourquoi Isaac demande ou se trouve l’agneau pour l’holocauste. Alors Abraham répond à son fils disant, Dieu se pourvoira Lui-même de l’agneau pour l’holocauste.

Voilà pourquoi Abraham appela ce lieu, Jéhova-jiré (l’Éternel y pourvoira), et ces paroles tiennent lieu d’une promesse qui sera réaliser quelques siècles plus tard par Jésus-Christ.
1. Le Seigneur se pourvoira Lui-même comme l’Agneau, car notre Seigneur est l’Agneau de Dieu.

2. Le Seigneur se pourvoira pour Lui-même un Agneau. L’Eternel est Celui qui a été offensé et à qui et pour qui le sang a été versé, afin qu’Il soit à la fois juste et Celui qui justifie, c’est d’ailleurs ce que nous lisons en Romains 3 :23 à 26. Car il n’y a point de distinction, puisque tous ont péché, et sont privés de la gloire de Dieu, et qu’ils sont justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est en Jésus-Christ, que Dieu avait destiné à être une victime propitiatoire, par la foi, en son sang, afin de manifester sa justice par le pardon des péchés commis auparavant, pendant les jours de la patience de Dieu, afin, dis-je, de faire paraître sa justice dans ce temps-ci, afin d’être reconnu juste, et comme justifiant celui qui a la foi en Jésus.

3. Dieu pourvoira Lui-même à l’entier accomplissement de la rédemption de tous ceux qui se tourneront vers Jésus-Christ, Il ne laissera rien d’inachevé, et d’ailleurs Il n’a rien laissé inachevé, c’est pour cela que Jésus-Christ a pu dire juste avant de mourir sur la croix, tout est accompli !

Puis dans le verset 9 nous pouvons voir qu’Isaac n’a pas cherché à combattre la volonté de son père, tout comme Jésus qui accepta la mission pour laquelle Il est venu allant jusqu’à donner sa vie pour des pécheurs comme nous.

Versets 10 à 14, ici prend fin l’image de Christ en Isaac, car Isaac descendit de l’autel qu’Abraham avait préparé et y mit le bélier à la place, puis c’est l’animal qui devient une image de Jésus-Christ mourant pour nous, il illustre Christ notre sacrifice et Isaac représente maintenant le pécheur repentant qui se tourne vers Jésus-Christ et qui est épargné.

Jusqu’à quel point, à leur retour de la montagne, Abraham et Isaac purent-ils comprendre la signification des évènements qu’ils ont vécus ? Et jusqu’à quel point nous de même allons-nous pouvoir comprendre toutes ces images qui représentent notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ ?

 

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