Posted on 7, Mai 2017 in Les Evangiles, Luc

Nous allons terminer nos études de l’Evangile de Luc avec un dernier passage que nous chercherons en Luc chapitre 23.

Et comme ils L’emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et le chargèrent de la croix, pour la porter après Jésus.
Et une grande multitude de peuple et de femmes Le suivaient, qui se frappaient la poitrine et se lamentaient.
Mais Jésus, se tournant vers elles, leur dit: Filles de Jérusalem, ne pleurez point sur moi, mais pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants, car des jours viendront où l’on dira: Heureuses les stériles, les seins qui n’ont point enfanté, et les mamelles qui n’ont point allaité!

Alors ils se mettront à dire aux montagnes: Tombez sur nous, et aux coteaux: Couvrez-nous.
Car si l’on fait ces choses au bois vert, que fera-t-on au bois sec ?
Et on menait aussi deux malfaiteurs, pour les faire mourir avec Lui.
Et quand ils furent arrivés au lieu appelé Calvaire (le Crâne), ils Le crucifièrent là, et les malfaiteurs, l’un à droite, et l’autre à gauche.
Mais Jésus disait: Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font.
Puis se partageant ses vêtements, ils les tirèrent au sort.
Le peuple se tenait là et regardait. Et les principaux se moquaient avec le peuple, en disant:
Il a sauvé les autres, qu’Il se sauve lui-même, s’Il est le Christ, l’élu de Dieu.

Les soldats aussi, en s’approchant pour lui présenter du vinaigre, se moquaient de Lui, et disaient: Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même.
Et il y avait cette inscription au-dessus de sa tête, en grec, en latin et en hébreu:
CELUI-CI EST LE ROI DES JUIFS.
L’un des malfaiteurs qui étaient pendus l’outrageait aussi, en disant: Si tu es le Christ, sauve-toi toi-même, et nous aussi.
Mais l’autre, le reprenant, lui dit: Ne crains-tu donc point Dieu, car tu es condamné au même supplice ?
Et pour nous, c’est avec justice, car nous souffrons ce que nos œuvres méritent; mais celui-ci n’a fait aucun mal.
Et il disait à Jésus: Seigneur, souviens-toi de moi, quand tu seras entré dans ton règne.
Et Jésus lui dit: Je te le dis en vérité, tu seras aujourd’hui avec moi dans le paradis.
(Luc 23:26-43)

A travers ce sermon, je voudrais démontrer une fois de plus que Jésus-Christ est capable de sauver parfaitement le pécheur repentant qui se tourne vers Lui. Nous verrons également que les paroles prononcées par des non croyants peuvent être utilisées par Dieu pour sauver des âmes.

Après avoir parlé dans l’Evangile de Luc, du centenier romain, de la femme de mauvaise vie et de Zachée, nous allons poursuivre avec une dernière personne, qui on peut le dire n’était pas une personne très fréquentable, il s’agit d’un des brigands qui fut crucifié en même temps que le Seigneur sur le mont Golgotha.

Nous allons explorer deux aspects de sa conversion :
1. Il ne lui restait plus qu’une heure ou deux à vivre.
2. Cet homme était un malfaiteur, peut-être même un assassin.

En règle générale, peu de personnes assistaient aux crucifixions, lorsqu’un malfaiteur était crucifié, on le clouait à une croix puis on le laissait mourir, et chacun reprenait sa vie normale sans se soucier de celui qui venait d’être crucifié. Dans notre passage tout est totalement différent, au lieu de subir une mort atroce dans une solitude sans nom, voila que notre homme, accompagné d’un autre brigand, se retrouve crucifié au même moment que le Seigneur Jésus-Christ.

Beaucoup de personnes s’étaient rassemblées pour assister à la mise à mort de Jésus, de ce fait, les deux brigands se retrouvèrent au cœur même d’une scène que l’histoire de l’humanité n’a jamais connu auparavant, et ne connaitra jamais plus.

Alors durant quelques instants essayez de vous mettre dans la peau d’une personne présente au moment de la crucifixion du Seigneur, et regardez les chefs religieux rassemblés au pied de la croix du Seigneur, se moquant de Lui, ils sont tous présents et tous se réjouissent de voir, enfin, leur ennemi cloué à une croix comme un vulgaire criminel.

Le Seigneur avait si souvent dénoncé leur hypocrisie et leurs mensonges, qu’ils pensaient enfin tenir leur revanche ! Nous voyons d’ailleurs au verset 35 le véritable cœur de ces gens, … les principaux se moquaient avec le peuple, en disant: Il a sauvé les autres, qu’Il se sauve Lui-même, s’Il est le Christ, l’élu de Dieu.

Puis d’un autre côté, nous retrouvons les deux brigands qui n’étaient pas beaucoup plus tendre avec Jésus, car si le verset 39, nous dit qu’un seul des malfaiteurs blasphémait contre le Seigneur, Matthieu nous dit (Matthieu 27:44) que dans un premier temps c’était les deux malfaiteurs qui blasphémaient contre Lui, Les brigands qui étaient crucifiés avec Lui l’injuriaient de la même manière.

Et cela n’est pas étonnant, pourquoi ? Tout d’abord je voudrais rappeler que ces deux hommes étaient des criminels sans scrupules, cruels et méchants, en temps normal leur langage ne devait pas être très brillant, mais à présent alors qu’ils sont cloués à une croix, par des clous qui déchirent leurs chairs, et sachant que cette fois-ci ils ne pourront pas s’enfuir, leurs paroles devaient être plus dures encore. Il se peut même qu’ils maudissent le Seigneur parce qu’Il avait attiré une grande foule qui pouvait observer leur misérable fin.

Et là entre ces deux brigands se trouve Jésus-Christ Les trois sont crucifiés de la même manière, mais c’est Jésus qui souffre le plus. Il est Celui qui souffre le plus car en plus des douleurs physiques causées par les coups de fouets qui ont creusé sont dos, Il subissait un châtiment beaucoup plus grave encore. Il portait sur Lui la condamnation de tous les péchés de son peuple.

Esaïe, qui vécut environ 700 ans avant Jésus-Christ disait déjà de Lui :
Qui a cru à notre message, et à qui le bras de l’Éternel a-t-il été révélé ?
Il est monté devant l’Éternel comme un rejeton, comme une racine qui sort d’une terre desséchée. Il n’a ni beauté ni éclat qui nous le fasse regarder, ni apparence qui nous le fasse désirer, méprisé, délaissé des hommes, homme de douleurs et connaissant la souffrance,
comme un homme devant qui on se couvre le visage; si méprisé que nous n’en faisions aucun cas.
Cependant Il a porté nos maladies, et Il s’est chargé de nos douleurs, et nous, nous pensions qu’Il était frappé de Dieu, battu et affligé.
Mais Il était meurtri pour nos péchés, et frappé pour nos iniquités; le châtiment qui nous apporte la paix est tombé sur Lui, et par sa meurtrissure nous avons la guérison.
Nous étions tous errants comme des brebis, nous suivions chacun son propre chemin, et l’Éternel a fait venir sur Lui l’iniquité de nous tous.
Il est maltraité, Il est affligé; et Il n’ouvre point la bouche; comme un agneau mené à la boucherie, comme une brebis muette devant celui qui la tond, Il n’ouvre point la bouche.
Il a été retiré de l’angoisse et de la condamnation; et qui dira sa durée ?
Car Il a été retranché de la terre des vivants; Il a été frappé pour le péché de mon peuple.
On lui avait assigné sa sépulture avec les méchants, et dans sa mort Il a été avec le riche; car Il n’a point fait d’injustice, et il n’y a point eu de fraude en sa bouche.
(Esaïe 53:1-7)

Voila pourquoi Jésus souffrait plus que les deux brigands, car si eux étaient crucifiés, c’était à cause de leurs fautes, à cause de leurs crimes, à cause de leur cœur mauvais, un des brigand l’affirme lui-même, Ne crains-tu donc point Dieu, car tu es condamné au même supplice ? Et pour nous, c’est avec justice, car nous souffrons ce que nos œuvres méritent.

Christ quant à Lui fut crucifié à cause de nos fautes, à cause de nos crimes, à cause de notre cœur mauvais, voila pourquoi le brigand dira encore, mais Lui, Il n’a fait aucun mal. Et ces paroles sont mises plus en avant encore avec les Paroles de Jésus quand Il prie pour ses bourreaux, Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font.

Alors comment peut-on expliquer le changement radical d’un des brigands ? Il injurie Jésus, et quelques instants plus tard, il Le reconnait comme étant le Seigneur et le Sauveur, Seigneur, souviens-toi de moi, quand tu seras entré dans ton règne. Au lieu de continuer à Le maudire, il L’invoque, au lieu de l’outrager, il Lui rend un formidable témoignage ! Comment expliquer cela ? La réponse se trouve dans les versets 35 à 39.

Le peuple se tenait là et regardait. Et les principaux se moquaient avec le peuple, en disant:
Il a sauvé les autres, qu’Il se sauve lui-même, s’Il est le Christ, l’élu de Dieu.
Les soldats aussi, en s’approchant pour lui présenter du vinaigre, se moquaient de Lui, et disaient: Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même.
Et il y avait cette inscription au-dessus de sa tête, en grec, en latin et en hébreu:
CELUI-CI EST LE ROI DES JUIFS.
L’un des malfaiteurs qui étaient pendus l’outrageait aussi, en disant: Si tu es le Christ, sauve-toi toi-même, et nous aussi.

Savez-vous ce qui se passe exactement dans ces versets ? Savez-vous ce qu’entend le brigand alors qu’il est cloué sur la croix ? Il entend une prédication qui ne dure que quelques secondes, très certainement moins d’une minute ! Tout d’abord il entend Jésus prier pour ceux qui l’ont cloué sur la croix, Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font.

Ensuite il voit l’attitude du Seigneur, et très certainement il n’avait jamais vu ça chez une autre personne. Bien que cloué sur la croix, le malfaiteur découvrait toute la majesté, la sainteté et la bonté de Jésus, il se dit alors que Jésus était un homme exceptionnel et unique.

Puis arrive le début de la prédication, écoutez bien, ça ne durera que quelques secondes.
Il a sauvé les autres, qu’Il se sauve lui-même, s’Il est le Christ, l’élu de Dieu.
…Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même.
Et il y avait cette inscription au-dessus de sa tête, en grec, en latin et en hébreu:
CELUI-CI EST LE ROI DES JUIFS.
…Si tu es le Christ, sauve-toi toi-même, et nous aussi.

Voila, toute la vérité est dite. Il a sauvé les autres. En effet Jésus a rendu la vue à des aveugles, Il a fait marcher ceux qui ne le pouvaient pas, Il a rendu l’ouïe à ceux qui étaient sourd, Il a ressuscité des morts, guéri des malades et enfin Il a transformé la vie de milliers de personnes.

Au pied de la croix se trouve une foule haineuse qui continue de mépriser Jésus, et c’est justement dans cette haine que le brigand trouve la grâce de Dieu. En effet inconsciemment, ces gens prêchent sans le savoir, cette grâce qui continue de sauver aujourd’hui.
Il a dit, je suis le Fils de Dieu. (Matthieu 27:43)
Il a dit qu’Il était l’élu de Dieu. (Luc 23:35)

Dieu utilise qui Il veut pour annoncer la bonne nouvelle, même des gens qui haïssent au plus haut point son propre Fils. C’est donc après avoir entendu ces paroles que le brigand commence à se poser les vraies questions, et s’Il était réellement le Fils de Dieu, s’Il était l’élu de Dieu, le Messie que nous attendons ? En Le regardant, le brigand voit la sainteté du Seigneur, il voit toute sa majesté, même cloué sur la croix.

La compassion et la bonté de Jésus commence alors à toucher le cœur du brigand, et son cœur endurci commence à être transformé. Le brigand voit les choses en face, il sait maintenant que lui et son compagnon sont condamnés à juste titre, mais pas Jésus.

Il sait maintenant que Jésus avait le pouvoir de se sauver, mais Il ne le fera pas, car Il doit mourir à la place de son peuple, il sait que Jésus est frappé à cause de nos péchés. Il réalise que c’est aussi pour lui que Jésus est cloué sur cette croix, et tout se qu’il veut maintenant c’est être pardonné et que Jésus devienne son Seigneur et son Sauveur, Seigneur, souviens-toi de moi, quand tu seras entré dans ton règne.

Et que va répondre Jésus ? Je te le dis en vérité, tu seras aujourd’hui avec moi dans le paradis.

Alors que la vie l’abandonne, ce criminel tellement endurci se tourne vers le Seigneur et va prononcer sa première et dernière prière, Il ne savait pas comment prier, alors il prononça simplement ce qui était sur son cœur, Seigneur, souviens-toi de moi, quand tu seras entré dans ton règne.

Comment être sauvé, comment être pardonné ? Paul répond tout simplement à cette question. Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé. (Actes 16 :31)

Il dira encore en Romains 10:9, Si tu confesses de ta bouche que Jésus est le Seigneur, et que tu croies dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé.

Que nous apprend l’histoire du brigand ?
1. Que celui qui fixe ses regards sur Jésus-Christ, et Le reconnait comme son Seigneur et Sauveur sera sauvé, quelque soit la vie qu’il est pu vivre auparavant.
2. Que Jésus, bien que cloué à la croix, n’était pas un homme faible et sans aucune ressources, Il est le Fils de Dieu, Il est Le Créateur de toutes choses.
3. Quand nous nous adressons à Lui, même avec la prière la plus simple du monde, pourvu qu’elle provienne du cœur et que nous soyons humble, nous pouvons avoir la ferme assurance qu’Il nous entend et qu’Il répondra.

Le Seigneur à sauvé le brigand sur la croix en mourant pour lui, Il peut aussi le faire pour vous, si à l’exemple du brigand, vous venez à Jésus-Christ pour implorer son pardon et si vous Le reconnaissez comme votre Seigneur et Sauveur.

 

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