Posted on 14, Avr 2017 in Les Evangiles, Luc

L’étude des Evangiles va nous conduire ce matin à considérer le pardon que Dieu accorde au pécheur repentant qui s’approche de Jésus. Et plus encore nous allons considérer deux attitudes très différentes à travers un texte qui se trouve dans l’Evangile de Luc.

Un pharisien ayant prié Jésus de manger chez lui, il entra dans la maison du pharisien, et se mit à table.
Et une femme de la ville, qui était de mauvaise vie, ayant su qu’il était à table dans la maison du pharisien, y apporta un vase d’albâtre, plein de parfum.
Et se tenant derrière, aux pieds de Jésus en pleurant, elle se mit à lui arroser les pieds de ses larmes, et elle les essuyait avec les cheveux de sa tête, elle lui baisait les pieds, et les oignait de parfum.
Le pharisien qui l’avait convié, voyant cela, dit en lui-même: Si cet homme était prophète, Il saurait qui est cette femme qui le touche, et qu’elle est de mauvaise vie.
Alors Jésus, prenant la parole, lui dit: Simon, j’ai quelque chose à te dire. Et il lui répondit: Maître, dis-le.

Un créancier avait deux débiteurs, l’un devait cinq cents deniers, et l’autre cinquante.
Et comme ils n’avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous deux leur dette.
Dis-moi donc, lequel des deux l’aimera le plus ?
Simon répondit: J’estime que c’est celui à qui il a le plus remis. Jésus lui dit: Tu as fort bien jugé.
Alors, se tournant vers la femme, il dit à Simon: Vois-tu cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as point donné d’eau pour me laver les pieds, mais elle a arrosé mes pieds de larmes, et les a essuyés avec ses cheveux.
Tu ne m’as point donné de baiser, mais elle, depuis que je suis entré, n’a cessé de me baiser les pieds.

Tu n’as pas oint ma tête d’huile; mais elle a oint mes pieds d’une huile odoriférante.
C’est pourquoi je te le dis, ses péchés, qui sont en grand nombre, lui ont été pardonnés; car elle a beaucoup aimé; mais celui à qui on pardonne peu, aime peu.
Puis il dit à la femme: Tes péchés te sont pardonnés.
Et ceux qui étaient à table avec Lui se mirent à dire en eux-mêmes: Qui est celui-ci, qui même pardonne les péchés ?
Mais Il dit à la femme: Ta foi t’a sauvée, va-t’en en paix.
(Luc 7:36-50)

Dans un premier temps, nous allons examiner ce passage avec les yeux du monde et ensuite avec les yeux du Seigneur. De cette façon je pense que nous pourrons tirer plusieurs enseignements de ce récit comme par exemple le jugement que nous pourrions apporter vis-à-vis d’une personne qui ne nous semble pas très fréquentable.

Puis dans un second temps, nous allons voir comment et envers qui se manifestent l’amour et le pardon de Dieu. Et enfin quelles sont les conséquences de cet amour et du pardon.

Les yeux du monde

Dans notre passage, nous retrouvons deux personnes bien distinctes, un homme bien, et une femme de mauvaise vie.

La première personne qui intervient dans notre récit est celui qui pourrait être considéré aux yeux du monde comme quelqu’un de bien, un homme de valeur, quelqu’un d’honnête et de droit et de respectable, il invite le Seigneur à venir manger dans sa maison et on peut imaginer le contexte, la joie, peut-être même la fierté de ce dernier à recevoir Celui qui fait des miracles dans tout Capernaüm !

Autour de la table se trouvent les amis de cet homme, et tous espèrent peut-être que Jésus fasse un miracle. Ils ne vont pas être déçus !

La seconde personne qui s’invite dans la maison du pharisien, est celle qui aux yeux du monde n’est pas fréquentable, on n’ose à peine la regarder, lui parler et encore moins la toucher, c’est normal, c’est une personne de mauvaise vie !

Un pharisien ayant prié Jésus de manger chez lui, Il entra dans la maison du pharisien, et se mit à table.
Et une femme de la ville, qui était de mauvaise vie, ayant su qu’Il était à table dans la maison du pharisien, y apporta un vase d’albâtre, plein de parfum.
Et se tenant derrière, aux pieds de Jésus en pleurant, elle se mit à lui arroser les pieds de ses larmes, et elle les essuyait avec les cheveux de sa tête, elle lui baisait les pieds, et les oignait de parfum.
Le pharisien qui l’avait convié, voyant cela, dit en lui-même: Si cet homme était prophète, Il saurait qui est cette femme qui le touche, et qu’elle est de mauvaise vie.
(Luc 7:36-39)

La première chose que l’on peut dire par rapport à ces versets, c’est que s’il y a bien une personne que le pharisien ne s’attend pas à voir sous son toit, c’est bien, cette femme de mauvaise vie !

Le pharisien qui avait convié Jésus, voyant cela, dit en lui-même: Si cet homme était prophète, Il saurait qui est cette femme qui le touche, et qu’elle est de mauvaise vie. (verset 39)

En regardant cette femme avec les yeux du monde, et en la jugeant avec le cœur du monde, nous pourrions nous aussi dire, Je suis d’accord avec Simon, qu’est-ce qu’une femme comme elle vient faire dans sa maison ?

Posons-nous la question de savoir ce que nous aurions fait si nous avions été à la place de Simon ? Aurions-nous eu la même attitude ? Aurions-nous eu le même manque d’amour envers celle qui venait demander pardon ? Est-ce que nous nous serions basés sur notre propre justice, à l’exemple du pharisien pour dire si telle ou telle situation est bonne ou pas ? Pire encore, aurions-nous été plus spirituels que le Seigneur Lui-même au point de dire, si cet homme était prophète, Il saurait…

Qui ne s’est jamais placé au dessus du Seigneur pour affirmer que telle ou telle chose est bonne, acceptable, ou pas ? Même inconsciemment ?

Qui par son comportement n’a jamais douté ou même défié Jésus à l’exemple de Simon alors qu’il dit en lui-même, si cet homme était prophète, Il saurait qui est cette femme qui le touche, et qu’elle est de mauvaise vie.

Très clairement Simon s’appuie sur sa propre justice pour apporter un jugement, il n’est donc pas étonnant que le Seigneur condamne cette justice qui vient des hommes !

Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez aux hommes le Royaume des Cieux, vous n’y entrez point vous-mêmes, et n’y laissez point entrer ceux qui veulent y entrer. (Matthieu 23:13)

Jésus dira encore en Matthieu, Car je vous dis que si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le Royaume des Cieux. (Matthieu 5:20)

Et c’est sans oublier l’exemple le plus flagrant, celui du pharisien et du collecteur d’impôts.

Cette parabole, est pour les gens persuadés en eux-mêmes qu’ils sont justes, et qui pourtant méprisent les autres :
Deux hommes montèrent au temple pour prier, l’un était pharisien, et l’autre péager.
Le pharisien se tenant debout, priait ainsi en lui-même: O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ni aussi comme ce péager, je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tout ce que je possède.

Mais le péager, se tenant éloigné, n’osait pas même lever les yeux au ciel, mais il se frappait la poitrine, en disant: O Dieu, sois apaisé envers moi qui suis pécheur !
Je vous le dis, celui-ci redescendit justifié dans sa maison préférablement à l’autre, car quiconque s’élève sera abaissé, et quiconque s’abaisse sera élevé.
(Luc 18:9-14)

La Bible nous dit que lorsque nous sommes nés de nouveau, nous sommes une nouvelle création, Paul nous le dit très clairement, Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées, voici, toutes choses sont devenues nouvelles. (2 Corinthiens 5:17)

Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature… Voici, toutes choses sont devenues nouvelles. Toutes choses, comprend également nos yeux et notre cœur !

Pourtant que nous dit Luc quand il rapporte les paroles de Simon le pharisien ?
Si cet homme, en parlant de Jésus, était prophète, Il saurait qui est cette femme qui le touche, et qu’elle est de mauvaise vie.

Et regardez bien le changement d’attitude de Simon au verset 40 alors que Jésus lui dit, Simon, j’ai quelque chose à te dire. Il répond, Maître, dis-le. Au verset 39, il se dit, Si cet homme est bien le Messie, comme Il le prétend, Il devrait savoir que…
Puis au verset 40, il appelle Jésus, Maître.

Savez-vous comment cela s’appelle ? De l’hypocrisie ! En fait tout ce que voulait Simon, c’était impressionner ses amis, il voulait organiser un bon repas chez lui, entourer de ses proches et ses amis influents, comme pour dire, venez manger à la maison, car ce soir nous aurons un invité de prestige ! Le problème, ou l’erreur de Simon, est de croire que côtoyer Jésus suffit pour être une nouvelle personne !

Nous avons un autre exemple de cette attitude dans la Parole, c’est l’exemple de Pilate, dans l’Evangile de Jean (18:37 et 38) nous retrouvons Jésus face à Pilate, et ce dernier lui demande, Est-ce que tu es Roi ? Jésus répondit: Tu le dis, je suis roi.

Jésus va même lui dire, Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix.
Pilate lui dit: Qu’est-ce que la vérité ? Après avoir dit cela, il sortit de nouveau pour aller vers les Juifs, et il leur dit: Je ne trouve aucun crime en lui.

Jésus témoigne directement de son autorité, Il affirme à Pilate qui Il est exactement, pourquoi Il est venu, il n’y a rien de cacher, rien de flou dans les Paroles de Jésus. Pourtant, tout comme Simon, Pilate ne sera pas interpellé par le témoignage frappant de Jésus, et tous les deux passeront leur route sans connaître personnellement le Seigneur et Sauveur Jésus-Christ !

Mais le plus triste dans tout cela, c’est qu’aujourd’hui rien n’a changé, beaucoup trop de personnes pensent que fréquenter une Eglise suffit pour avoir une vie spirituelle. Nombreux sont ceux qui pensent que prier de temps en temps suffit pour avoir un semblant de relation avec Dieu, on se contente d’écouter parler de Dieu, de son amour, de sa miséricorde et cela nous suffit. Mais on oubli la repentance, on ne reconnait pas toujours être perdu et condamné à cause de nos péchés, on voit Jésus plus comme un Ami, que comme le Seigneur et Sauveur dont on a besoin ! De ce fait, à l’exemple de Simon, on va se contenter de l’inviter à manger pour passer un bon moment, puis chacun reprendra sa vie normale !

Mais quand le dernier jour de notre vie arrivera ici-bas, et que chacun se retrouvera devant le Trône du Seigneur, pensez-vous que le fait d’avoir passé quelques instants auprès de Lui quand vous étiez à l’Eglise suffira à vous laisser entrer dans Son Royaume ?

Pilate a posé la question que toute personne doit se poser, qu’est-ce que la vérité ? Où puis-je la trouver ?
A ceci Jésus a répondu, Je suis La Vérité, Le chemin et La vie. (Jean 14:6)
Mais Pilate, tout comme Simon le pharisien n’ont pas tenu compte de ces paroles. Ils se sont juste contentés d’être près de Jésus !

Si vous ne pouvez pas dire que Jésus est votre Seigneur et Sauveur, qu’Il vous a pardonné et qu’Il a fait de vous une nouvelle création, alors ne vous contentez pas d’entendre parler de Lui, venez à Lui tel que vous êtes, demandez-Lui de vous pardonner vos péchés.

Recevez son pardon, venez aux pieds du seigneur, à l’exemple de cette femme, du démonique qui fut libéré par Jésus, comme Jaïrus qui se prosterne lui-aussi aux pieds du Seigneur, c’est le seul endroit où vous pourrez recevoir le pardon et la réconciliation avec Dieu.

 

PDF Audio Video