Posted on 3, Avr 2017 in Les Evangiles, Luc

Ce matin, nous allons poursuivre notre étude de la Parole de Dieu avec un nouveau miracle que le Seigneur va faire. Ce miracle ressemble un peu à celui que Jésus a accomplit envers la fille de Jaïrus, tout en révélant beaucoup de grandes vérités que nous prendrons soin d’examiner de près.

Après que Jésus eut achevé tous ces discours devant le peuple qui l’écoutait, Il entra dans Capernaüm.
Or, le serviteur d’un centenier, auquel il était fort cher, étant malade, allait mourir.
Et le centenier ayant entendu parler de Jésus, envoya vers Lui des anciens des Juifs, pour le prier de venir guérir son serviteur.
Ceux-ci étant donc venus vers Jésus, le prièrent instamment, disant: Il est digne que tu Lui accordes cela, car il aime notre nation, et c’est lui qui nous a fait bâtir la synagogue.
Jésus donc s’en alla avec eux. Et comme déjà Il n’était plus loin de la maison, le centenier envoya vers Lui des amis, lui dire: Seigneur, ne t’incommode point, car je ne mérite pas que tu entres sous mon toit.
C’est pourquoi je ne me suis pas jugé digne moi-même d’aller vers toi, mais dis une parole, et mon serviteur sera guéri.
Car, quoique je sois un homme soumis à la puissance d’autrui, j’ai sous moi des soldats, et je dis à l’un: Va, et il va, et à l’autre: Viens, et il vient, et à mon serviteur: Fais ceci, et il le fait.
Jésus ayant entendu cela, admira le centenier et se tournant, il dit à la troupe qui le suivait:
Je vous dis que je n’ai pas trouvé une si grande foi, même en Israël.
Et quand ceux qui avaient été envoyés furent de retour à la maison, ils trouvèrent le serviteur qui avait été malade, se portant bien.
(Luc 7:1-10)

Les miracles que nous avons déjà vus ensemble, étaient centrés sur trois éléments principaux :
1. Nous avons vu que la maladie ou certaines conditions rendaient nécessaire l’intervention de Jésus.
2. Nous avons vu également quel devait être la foi de ceux qui voulaient être guéri.
3. Le désir de Jésus de sauver les malades.

A présent Luc s’écarte un peu du schéma habituel des premiers miracles, déjà par le fait qu’il ne dit presque rien sur l’homme qui a besoin de guérison, et si vous lisez bien le récit, vous remarquerez qu’il n’apparaît à aucun moment, on ne sait rien de lui, ni son nom, ni son âge, était-il marié, avait-il des enfants ?

La seule chose que nous savons de cet homme c’est le verset 2, qui nous l’apprend c’est un serviteur, et il est sur le point de mourir ! Nous allons donc nous attarder sur le miracle de Jésus afin de Le considérer Lui le Seigneur dans toute sa majesté, et considérer notre péché et notre indignité.

Notre texte nous parle donc de deux hommes, un centenier romain et son serviteur qu’il considère comme un ami, ce dernier est sur le point de mourir, et c’est ce qui va le pousser à demander l’intervention de Jésus.

Alors comme la semaine dernière, je vais vous demander d’imaginer les différentes scènes qui sont décrites dans notre texte, essayez de faire partie de cette foule qui suit Jésus et qui attend un enseignement ou un miracle.

Commençons par parler du centenier pour savoir quel est :
Son arrière plan
Son besoin
Sa confiance
Son humilité
Sa foi
Notre foi

Son arrière plan
La semaine dernière nous nous sommes intéressé à Jaïrus, un homme d’une grande influence, aujourd’hui nous allons considérer la vie d’un homme qui avait une plus grande influence encore, quelqu’un d’instruit, formé à l’école militaire romaine, et à l’époque c’était une très grande école et une très grande armée, enfin, il était commandant d’une garnison dans un pays occupé.

A l’époque, beaucoup de ces officiers étaient fiers et hautains, la plus part haïssaient les juifs et une seule chose les intéressait, le succès et l’avancement !

Très peu de ces centeniers se souciaient de la vie de leurs hommes, mais ce n’était pas le cas du centenier de notre passage, à priori il aimait ses soldats mais aussi le peuple juif, car il avait fait en sorte qu’une synagogue leur soit construite.

Il était donc fier de ses origines, de son éducation et de son commandement. Toute sa confiance devait reposer sur le pouvoir de l’argent et la puissance de l’Empire romain. Voila ce que nous pouvons dire de l’arrière plan du centenier.

Son besoin
Très certainement à l’exemple de Jaïrus, sa confiance a du être bouleversée. Son serviteur qu’il considérait comme un ami est tombé gravement malade au point qu’il ne lui restait plus que quelque temps avant de mourir. A partir de là on peut penser qu’il a tout fait pour sauver son ami, il a du donner tous les ordres possibles aux médecins de l’armée pour qu’ils trouvent un moyen de le sauver, on peut même penser qu’il était prêt à payer cher pour que son serviteur retrouve la santé, pourtant personne, aucun médecin ne pouvait lui venir en aide.

Le centenier à du se rendre à l’évidence, malgré son pouvoir, il n’avait aucun contrôle sur cette situation !

C’est dans ces moments là que nous aussi nous pouvons nous sentir petit et démuni face à la maladie ou à la mort. Et il n’est pas rare que Dieu utilise la maladie ou la mort pour que nous puissions prendre conscience à quel point nous avons besoin de Lui !

Sa confiance
Que nous dit le verset 3 de notre passage ? Et le centenier ayant entendu parler de Jésus Cela ne vous rappelle personne ?

Alors une femme malade… ayant entendu parler de Jésus, vint dans la foule par-derrière, et toucha son vêtement. (Marc 5:25 et 27)

C’est au moment ou la situation semble la plus désespérée et où le serviteur était sur le point de mourir que le centenier reçut la conviction profonde que Jésus était bien Dieu et que Lui seul pouvait lui venir en aide !

Contrairement aux juifs qui cherchaient tous les moyens pour discréditer Jésus, le centenier était persuadé que pour pouvoir guérir et sauver avec seulement une parole, il fallait que Jésus vienne de Dieu !

Et cela n’a pas changé aujourd’hui, si vous voulez que le Seigneur vous pardonne vos péchés, si vous voulez qu’Il vous sauve de la condamnation qui attend le pécheur non repentant, alors vous devez croire qu’Il est Dieu et qu’Il est capable de sauver parfaitement tous ceux qui viennent à Lui, comme nous le dit Paul, C’est pourquoi aussi Il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par Lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur. (Hébreux 7:25)

Notre centenier va donc arrêter de s’appuyer sur sa propre confiance et il va la placer sur la personne de Jésus-Christ. Il va donc demandé à ses amis juifs d’aller vers Jésus pour Lui demandé de venir, mais pourquoi n’y va-t-il pas lui-même ? C’est notre quatrième point.

Son humilité
Notre homme envoi donc ses amis chercher Jésus, et alors qu’ils sont en chemin, il est envahi par un sentiment, son indignité.

Qui suis-je pour demander cette faveur ? Je ne suis pas juif, bien au contraire, je fais partie de l’armée qui a envahi Israël, et tout le monde sait que les Romains n’aiment pas les juifs !

Il semblerait que ses amis juifs aient plus d’estime pour lui, que lui-même en avait ! Ecoutez-les faire les éloges du centenier dans les versets 4 et 5, regardez comment ils essayent de convaincre Jésus que le centenier mérite son intervention !

Il est digne que tu Lui accordes cela, car il aime notre nation, et c’est lui qui nous a fait bâtir la synagogue.

Ne tombons pas dans le piège de dire d’une personne que celle-ci est une bonne personne, que c’est quelqu’un de droit, d’honnête et de gentille, c’est peut-être vrai aux yeux du monde, ou à vos yeux quand on la compare au reste des hommes, mais ce n’est pas le cas aux yeux de Dieu !

Il est écrit: Il n’y a point de juste, non pas même un seul.
Il n’y a personne qui ait de l’intelligence; il n’y en a point qui cherche Dieu.
Tous se sont égarés, et se sont tous ensemble corrompus; il n’y en a point qui fasse le bien, non pas même un seul…
La crainte de Dieu n’est point devant leurs yeux.
(Romains 3:10-18)

Le piège dans lequel nous pouvons tomber si nous pensons ainsi, c’est de perdre de vue que tout homme, toute femme ou tout jeune ont besoin du Seigneur Jésus-Christ comme Seigneur et Sauveur.

Le centenier était donc envahi par se sentiment d’indignité, pourquoi ? Parce qu’il a réalisé qui était Jésus, il sait à présent que le Seigneur connait tous les pensées du cœur, même les plus secrètes, celles que l’on pense être les plus enfouis dans notre cœur et notre âme. C’est pour cela qu’il va envoyer d’autres personnes à l’encontre de Jésus pour lui dire, Seigneur, ne t’incommode point, car je ne mérite pas que tu entres sous mon toit.
A cela que va répondre Jésus ?
Je vous dis que je n’ai pas trouvé une si grande foi, même en Israël.

Sa foi
Voici ici un point important de notre passage, vous allez comprendre pourquoi le centenier demanda au Seigneur de ne pas se donner la peine de venir jusque dans sa maison, en plus de son humilité réelle.

Premièrement le centenier ne se sentait pas digne de recevoir chez lui et en personne Jésus, car il connaissait sa propre vie et son propre cœur. Cette connaissance chaque personne doit la posséder avant de venir au Seigneur, connaître l’état de son cœur, de son âme et de sa vie.

C’est comme le jour ou vous vous rendez chez le médecin, est-ce que vous arrivez dans son cabinet et quand il vous demande pourquoi vous venez le voir, vous répondez, Je ne sais pas c’est un ami qui m’a dit de venir vous voir !

Si un jour vous venez au Seigneur, chose que chaque personne devrait faire, vous devez venir en ayant pleinement conscience de votre péché et de votre besoin, le pardon de Dieu.

Pour en revenir à la foi du centenier, écoutez ce qu’il dit au verset 7, Dis une parole, et mon serviteur sera guéri.

Notre soldat croyait vraiment que Jésus pouvait commander à la maladie. En fait il doit penser à ses propres fonctions en tant qu’officier quand il disait à Jésus, C’est pourquoi je ne me suis pas jugé digne moi-même d’aller vers toi, mais dis une parole, et mon serviteur sera guéri. Car, quoique je sois un homme soumis à la puissance d’autrui, j’ai sous moi des soldats, et je dis à l’un: Va, et il va, et à l’autre: Viens, et il vient, et à mon serviteur: Fais ceci, et il le fait.

Si le centenier entendait parler de troubles quelque part, il n’avait qu’à dire un mot pour que ses soldats se rendent sur place et rétablissent l’ordre, il n’avait pas besoin de se déplacer en personne !

En fait il réglait certains problèmes à distance, et il avait compris que Jésus était bien celui qu’Il prétendait être, Dieu Lui-même. C’est pour cela qu’il va dire à Jésus, Dis une parole, et mon serviteur sera guéri.

En plus de son sentiment réel d’indignité et de péché, le centenier croyait fermement au pouvoir du Seigneur pour exaucer sa demande. Voila la foi du centenier !

Notre foi
Pouvons-nous comparer notre foi à celle du centenier ?
Sommes pleinement convaincu que Jésus-Christ est le seul à pouvoir nous pardonner et nous ramener à la vie si nous lui confessons nos péchés ?
Est-ce que nous connaissons des choses sur Jésus, ou connaissons-nous Jésus ?
Savez-vous comment se mesure notre foi ?
Elle se mesure à notre attitude envers Lui dans les situations concrètes de la vie !

Regardez le résultat de la foi du centenier aux versets 9 et 10,
Jésus ayant entendu cela, admira le centenier et se tournant, il dit à la troupe qui le suivait:
Je vous dis que je n’ai pas trouvé une si grande foi, même en Israël.
Et quand ceux qui avaient été envoyés furent de retour à la maison, ils trouvèrent le serviteur qui avait été malade, se portant bien.

Le Seigneur n’échoue jamais ! Si nous Lui faisons confiance comme le centenier, nous Le verrons, nous aussi, accomplir de grandes choses dans nos vies.

 

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