Posted on 20, Mar 2017 in Les Evangiles, Les miracles de Christ, Marc

Après avoir étudié la première partie du chapitre 5 de l’Evangile de Marc nous relatant le miracle du Seigneur envers le démoniaque, je voudrais poursuivre avec la seconde partie de ce même chapitre à travers lequel Marc nous parle de Jaïrus et de sa fille malade et sur le point de mourir.

Jésus étant repassé dans la barque à l’autre bord, une grande foule de peuple s’assembla auprès de Lui et Il était près de la mer. Et un des chefs de la synagogue, nommé Jaïrus, vint, et l’ayant vu, se jeta à ses pieds, et le pria instamment, disant: Ma petite fille est à l’extrémité; viens lui imposer les mains, afin qu’elle soit guérie, et elle vivra. Et Jésus s’en alla avec lui, et Il fut suivi d’une grande foule, qui Le pressait.

Alors une femme malade d’une perte de sang, depuis douze ans, qui avait beaucoup souffert entre les mains de plusieurs médecins, et qui avait dépensé tout son bien sans en avoir reçu aucun soulagement, mais qui était plutôt allée en empirant, ayant entendu parler de Jésus, vint dans la foule par-derrière, et toucha son vêtement. Car elle disait: Si je touche seulement ses vêtements, je serai guérie. Et au même instant la perte de sang s’arrêta; et elle sentit en son corps qu’elle était guérie de son mal.

Aussitôt Jésus, connaissant en Lui-même la vertu qui était sortie de Lui, se tourna dans la foule, en disant: Qui a touché mon vêtement ?
Et ses disciples lui dirent: Tu vois que la foule te presse et tu dis: Qui m’a touché ?
Et Il regardait tout autour, pour découvrir celle qui avait fait cela. Alors la femme, effrayée et tremblante, sachant ce qui avait été fait en sa personne, vint et se jeta à ses pieds, et lui dit toute la vérité. Et Jésus lui dit: Ma fille, ta foi t’a guérie; va-t’en en paix, et sois délivrée de ta maladie.

Comme Il parlait encore, des gens du chef de la synagogue vinrent lui dire: Ta fille est morte; ne donne pas davantage de peine au Maître. Aussitôt que Jésus eut entendu cela, il dit au chef de la synagogue: Ne crains point, crois seulement.

Et Il ne permit à personne de le suivre, sinon à Pierre, à Jacques et à Jean, frère de Jacques. Étant arrivé à la maison du chef de la synagogue, il vit qu’on y faisait un grand bruit, et des gens qui pleuraient et qui jetaient de grands cris. Et étant entré, Il leur dit: Pourquoi faites-vous ce bruit, et pourquoi pleurez-vous ? L’enfant n’est pas morte, mais elle dort.

Et ils se moquaient de Lui; mais les ayant tous fait sortir, Il prit le père et la mère de l’enfant, et ceux qui étaient avec Lui, et Il entra dans le lieu où elle était couchée.

Et l’ayant prise par la main, il lui dit: Talitha coumi; c’est-à-dire: Petite fille, lève-toi, je te le dis. Aussitôt la petite fille se leva et se mit à marcher, car elle était âgée de douze ans. Et ils en furent dans un grand ravissement. Et Il leur commanda fortement que personne ne le sût; et Il dit qu’on donnât à manger à la petite fille. (Marc 5:21-43)

Nous voici donc avec un nouveau miracle du Seigneur, et non pas des moindres, et à travers ce véritable récit, je voudrais encourager chacun d’entre nous, chrétiens ou pas, à se confier toujours plus en Jésus-Christ, et en même temps je voudrais que nous continuions à réaliser et à comprendre quelle est la Puissance de Jésus, et ce qu’Il peut faire dans notre vie.

Après avoir délivré l’homme possédé de démons, Jésus reprend la barque pour aller de l’autre côté de la rive, et là sur place se trouve déjà une grande foule qui l’attendait pour L’entendre parler et Le voir faire des miracles. Mais à peine avait-Il commencé à parler que se présente à Lui un chef religieux, Marc précise qu’il était un des chefs de la synagogue.

Et un des chefs de la synagogue, nommé Jaïrus, vint, et l’ayant vu, se jeta à ses pieds, et le pria instamment, disant: Ma petite fille est à l’extrémité; viens lui imposer les mains, afin qu’elle soit guérie, et elle vivra. Et Jésus s’en alla avec lui, et Il fut suivi d’une grande foule, qui Le pressait. (Marc5:22-24)

Dans ces trois premiers versets il y a 11 mots qui retiennent mon attention : Jaïrus, vint, et l’ayant vu, se jeta à ses pieds.

Posons-nous quelques questions :
Qui était Jaïrus ?
Quelle était sa fonction, son autorité ?
Que pouvait-il attendre de Christ ?
Pourquoi vient-il voir Jésus ?

4 questions simples, mais pertinentes.
Qui était Jaïrus ?

Nous avons déjà répondu à cette question, il faisait partie des responsables religieux, c’était un des chefs de la synagogue, et en règle générale, ces chefs religieux que l’on nomme également les pharisiens, n’étaient pas très tendre avec le Seigneur, ces hommes cherchaient tous les moyens possible pour Le faire mourir parce que Jésus remettait en cause leurs traditions et leur manière de vivre.

Quelle était sa fonction, son autorité ?
Nous avons commencé à répondre à la première partie de la question précédemment, maintenant pour répondre à la question, quelle était son autorité ?

Je vous donnerais quelques points relatifs aux pharisiens. Les Pharisiens se centraient sur l’obéissance de la Loi. Au temps de Jésus, ils cherchaient à accomplir la Loi de façon minutieuse. Selon eux, la personne croyante se devait d’observer à la fois la Torah, composée des cinq livres, Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutéronome, et les traditions orales. C’était donc 613 préceptes qu’ils devaient respecter et surtout faire respecter !

Malheureusement, la stricte observance de la Loi leur fait commettre des excès, ils mépriseront par exemples les pauvres gens, ceux qui ne connaissent pas la Loi. Sans oublier que ces gens étaient imbus d’eux-mêmes.

Avec cela nous arrivons à la question suivante.

Que pouvait-il attendre de Christ ?

Rien, car la plus part des pharisiens Le prenait pour un imposteur, et il ne serait pas impossible qu’à un moment donné, lui aussi rejetait le Seigneur.

Pourquoi vient-il voir Jésus ?

Parce qu’il réalise que seul Jésus peut guérir sa fille. A présent je voudrais revenir sur ces 11 mots qui ont retenu mon attention : Jaïrus, vint, et l’ayant vu, se jeta à ses pieds.

Si Jaïrus avait fait partie de ces pharisiens qui cherchaient à nuire au Seigneur, s’il était de ceux qui cherchaient à le faire mourir d’une manière ou d’une autre, alors nous pouvons dire que la grâce de Dieu a été efficace dans sa vie. En effet je pense que la plupart des pharisiens s’attendaient à ce que ce soit Jésus qui s’agenouille devant eux ! Mais que fait Jaïrus ? L’ayant vu, il se jeta à ses pieds.

Avant de savoir ce que le miracle du Seigneur nous enseigne, cherchons à savoir ce que nous enseigne l’attitude de Jaïrus, et posons-nous quelques questions.

Comment dois-je venir à Jésus ?

C’est l’attitude de Jaïrus qui nous indique comment venir à Christ. Si le 21° siècle nous apporte beaucoup de bonnes choses, il nous en apporte aussi beaucoup de mauvaises, et cela est vrai dans tous les domaines de la vie, dans notre travail, dans notre société et aussi, et cela est plus triste encore, dans l’Eglise.

En effet aujourd’hui beaucoup pensent que devenir chrétien est une affaire à prendre à la légère, pour beaucoup c’est aussi banal que d’adhérer à une association ou à un club. Je m’engage aujourd’hui, et demain j’arrête !

Dans le cas d’une association par exemple, on peut en devenir membre durant un moment pour lancer cette association en question, et une fois que l’association est connue et reconnue, on peut la quitter !

On peut de la même manière adhérer à une association qui manque de membres, mais croyez-vous vraiment que l’on devient membre de son Eglise locale parce que le Seigneur manque de disciples, et qu’en plus Il accepterait n’importe qui, quel que soit son état d’esprit ?

Regardons de plus près l’attitude du 21° siècle et celle de Jaïrus : L’ayant vu, il se jeta à ses pieds.

N’oublions pas qui était Jaïrus, il aurait pu venir vers le Seigneur et lui dire, Tu dois venir maintenant chez moi pour guérir ma fille ! Il aurait même pu envoyer quelqu’un qui travaille pour lui afin de faire venir le Seigneur jusque dans sa maison ! Mais rien ne se passe de cette façon.

Jaïrus vient lui-même et il vient dans l’humilité. Marc nous dit qu’il vient et qu’il se jette aux pieds de Jésus, il oublie son rang, sa position, lui, le chef de la synagogue, il va se jeter aux pieds de Jésus. Lui, qui était honoré, considéré, un des chefs de la synagogue, voilà que c’est lui qui se jette aux pieds de quelqu’un d’autre. Si d’autres pharisiens ont vus la scène, ils ont du pensé que cela était dégradant et déshonorant.

Mais Jaïrus lui s’en fiche. Peu importe ce que les autres pensent, peu lui importe ce que les autres diront, il ne pense plus à son rang et à sa position, il se jette aux pieds de Jésus. Souvenez-vous du démoniaque qui fut délivré par le Seigneur, après avoir été libéré, il se trouve assis aux pieds du Seigneur et dans son bon sens.

Comme on le disait encore la semaine dernière, c’est aux pieds de Jésus que se trouve le seul et unique repos dont l’homme a besoin. C’est aux pieds du Seigneur que se trouvent le salut, la délivrance, la paix, le bonheur, la guérison et la grâce de Dieu.

Si donc Jaïrus s’agenouille devant Jésus, c’est parce qu’il sait très bien qu’il ne mérite absolument pas l’attention ni l’intervention du Seigneur. Et quelle est l’attitude de beaucoup de personnes aujourd’hui ? Moi je viens à l’Eglise, et si je n’ai pas ce que je veux, quand je le veux, je m’en vais !

Vous savez ce que nous dit la Parole de Dieu en Jacques 4:6 ? Dieu résiste aux orgueilleux, mais Il fait grâce aux humbles.

Ce n’est pas dans notre nature d’être humble, chacun se croit être le centre du monde, et de ce fait, on veut que tout et tout le monde tourne autour de nous ! Nous lisons encore dans le Psaume 119:67, Avant d’avoir été humilié, je m’égarais, maintenant j’observe Ta Parole.

Jaïrus vient lui-même et il s’approche dans le désespoir le plus complet. Les versets 22 et 23 de notre passage nous disent, Un des chefs de la synagogue, nommé Jaïrus, vint, et l’ayant vu, se jeta à ses pieds, et le pria instamment, disant: Ma petite fille est à l’extrémité; viens lui imposer les mains, afin qu’elle soit guérie, et elle vivra.

Dans la version King James, les versets 22 et 23 sont traduits de la façon suivante, Et, voici, un des responsables de la synagogue, nommé Jaïrus, vint, et l’ayant vu, il se jeta à ses pieds, et le supplia grandement…

Jaïrus supplia et implora Jésus de toutes ses forces pour qu’Il vienne, car personne d’autre que Lui ne pouvait sauver sa fille ! Alors Jésus se met en marche avec lui et on peut imaginer le soulagement pour Jaïrus, on peut même lire dans ses pensées, ma fille va vivre ! Mais voici qu’une autre personne va venir arrêter leur marche. C’est à travers les versets 25 à 34 que nous voyons venir cette femme malade depuis 12 ans, même âge que la fille de Jaïrus. Et certainement le Seigneur va passer de longues, de très longues minutes avec cette femme et ce qu’elle a fait.

Pensez-vous que Jaïrus abandonna ? Pas du tout, il reste auprès de Lui, à ses côtés, il continu d’espérer et il attend jusqu’à ce que Jésus ait fini. Pourtant il connait l’état de santé de sa fille, il sait très bien que si Jésus ne vient pas elle va mourir. Qu’aurions-nous faits à sa place, je vous pose la question ?

Savons-nous être patient comme Jaïrus alors que sa fille se mourrait, savons-nous être patient comme David lorsqu’il était attaqué par ses ennemis, savons-nous être patient comme Moïse quand il devait conduire plus de 2 millions de personnes dans le désert ? Avons-nous la même patience que le Seigneur quand Il doit nous supporter ?

Souvenons-nous de Jaïrus, de sa position et de son exemple quand il vient à Jésus, et rappelons-nous d’où nous a sorti le Seigneur avant de pouvoir venir à Lui, souvenons-nous de ces péchés dans lesquels nous vivions avant d’être appelé ses enfants, si toutefois vous êtes réellement venus à Jésus !

Passons plus de temps à ses pieds et dans la prière qu’autre part. Rappelons-nous que c’est seulement où se trouve la paix.

 

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