Posted on 13, Fév 2017 in Les Evangiles, Les paraboles de Jésus, Matthieu

Après avoir apporté un enseignement sur les deux portes et les deux chemins, Jésus nous enseigne de nouveau avec la parabole des deux arbres portant chacun ses propres fruits, puis voici qu’Il va terminer ses comparaisons avec les deux maisons.

A travers les deux chemins, le Seigneur nous met en garde contre le chemin large et spacieux qui mène à la perdition, tout en demandant à celui qui y marche de s’en détourner pour prendre l’autre chemin, étroit et resserré, celui qui mène à Lui.

Avec l’enseignement des deux arbres, Il nous met en garde contre les faux prophètes qui peuvent venir à nous en habit de brebis, mais qui au-dedans sont de loups ravisseurs, sans oublier ceux qui prétendent être chrétien sans pour autant l’être. Et en même temps, le Seigneur nous demande de nous examiner nous-mêmes pour savoir quelle sorte de fruits nous portons, des fruits pour sa gloire et pour la vie éternelle, ou des fruits dont nous devrions avoir honte, ces fruits qui seraient le résultat de nos péchés !

Voici donc que le Seigneur s’adresse de nouveau à nous avec une nouvelle parabole, et c’est un véritable privilège que de pouvoir entendre sa voix.

Toutes les choses donc que vous voulez que les hommes vous fassent faites-les-leur aussi de même; car c’est là la loi et les prophètes.

Entrez par la porte étroite; car large est la porte et spacieuse est la voie qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui y entrent. Car étroite est la porte et resserrée la voie qui mènent à la vie, et il y en a peu qui la trouvent.

Gardez-vous des faux prophètes, qui viennent à vous en habits de brebis, mais qui au-dedans sont des loups ravissants. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ?

Ainsi tout bon arbre porte de bons fruits; mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits.
Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. Tout arbre qui ne porte point de bon fruit est coupé et jeté au feu. Vous les connaîtrez donc à leurs fruits.

Ce n’est pas tout homme qui me dit: Seigneur ! Seigneur ! Qui entrera dans le Royaume des cieux; mais celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur ! Seigneur ! N’avons-nous pas prophétisé en ton nom ? Et n’avons-nous pas chassé les démons en ton nom ? Et n’avons-nous pas fait plusieurs miracles en ton nom ?

Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus; retirez-vous de moi, vous qui faites métier d’iniquité.

Quiconque donc entend ces Paroles que je dis, et les met en pratique, je le comparerai à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc, et la pluie est tombée, et les torrents ont débordés, et les vents ont soufflé, et ont fondu sur cette maison-là; elle n’est point tombée, car elle était fondée sur le roc.

Mais quiconque entend ces Paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera comparé à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable, et la pluie est tombée, et les torrents ont débordés, et les vents ont soufflé, et ont fondu sur cette maison-là; elle est tombée, et sa ruine a été grande.

Or quand Jésus eut achevé ces discours, le peuple fut étonné de sa doctrine, car Il les enseignait comme ayant autorité, et non pas comme les scribes. (Matthieu 7:12 à 29)

La Parole de Dieu nous dit très clairement que le commencement de la sagesse c’est la crainte de Dieu, alors si nous voulons être sage selon Dieu, et non selon le monde nous n’avons qu’une chose à faire, et cette chose se trouve au verset 24, quiconque donc entend ces Paroles que je dis, et les met en pratique, je le comparerai à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc.

Il y a aujourd’hui tellement de familles qui vivent dans la crainte, dans le doute, dans la peur, tellement de familles qui se séparent pour un oui ou pour un non que notre société est en train de s’effondrer petit à petit, pourtant que nous dit Jésus-Christ ici ? Quiconque donc entend ces Paroles que je dis, et les met en pratique, je le comparerai à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc.

Savez-vous quel est le but de l’enseignement du Seigneur ici ? Il veut nous montrer la nature et l’importance d’une vraie repentance, Il veut également que nous prenions conscience que notre foi en Lui est le fondement pour notre vie de tous les jours, c’est le fondement pour notre marche avec Lui ici-bas.

Mais Il va également nous enseigner le désastre qui guette celui qui tente de construire et de vivre sa vie sans Lui et sans La Parole.

Dans la Bible il n’est pas rare que le Seigneur classe les gens en deux catégories, ceux qu’Il appelle les sages et ceux qu’Il appelle les insensés. Et c’est ce que nous allons voir encore aujourd’hui avec cette parabole, Jésus va nous parler du sage qui bâtit sa maison sur le roc, et l’insensé (ou le fou) qui construit sa maison sur le sable.

Comme je le disais précédemment, tout le monde peut être enseigné lorsque le Seigneur nous parle, souvent Il utilisera des images ou des paraboles qui parleront aux plus jeunes comme aux plus âgés.

Et c’est exactement ce qu’Il fait une fois encore dans notre passage. L’homme prudent qui bâti sa maison sur le roc, et l’homme insensé qui bâti sa maison sur le sable.

Et nous n’avons pas besoin d’une grande expérience, ni même d’un diplôme en génie civil pour savoir qu’une maison bâtie sur le roc aura de meilleurs fondations qu’une maison bâtie sur du sable ! Voila pourquoi les enseignements de Jésus parlent à tous.

Donc en règle générale lorsque nous voulons bâtir une maison, nous commençons par choisir le site en fonction de la nature du terrain, une fois ce choix fait, nous allons commencer à préparer le terrain, on élimine tout ce qui est souple et meuble, on retire toutes les racines et les végétaux qui pourraient venir gênées notre construction, et cela peut prendre du temps de nettoyer profondément un terrain, surtout quand celui-ci n’a pas été nettoyé depuis très longtemps !

Une fois toutes ces taches accomplies, et après que les ouvriers aient trouvés la couche rocheuse sur laquelle poser la fondation ils commencent à monter les murs, ils installent les fenêtres, les portes, finissent par le toit et quelques temps plus tard, la famille emménage dans leur nouvelle demeure.
Et bien sachez que la fondation de notre vie spirituelle, notre vie avec le Seigneur ressemble en tout point à la construction d’une maison, c’est pour cela que Jésus utilise cette illustration des deux maisons, et nous allons voir ce qu’Il veut nous enseigner à travers deux questions simples :
1. Que devons-nous arracher ou déraciner de notre vie avant de commencer à mener sérieusement sa vie chrétienne ?
2. Que symbolisent le sol rocheux et de solides fondations ?

Rappel des principes fondamentaux pour construire une maison :
• Le choix du site.
• La préparation du terrain.
• Des fondations solides.

La préparation du sol
La préparation du sol représente la repentance, notre repentance, une vraie repentance, parce que nous ne pouvons pas demander au Seigneur de nous pardonner, nous sauver et faire de nous une nouvelle création si nous ne sommes pas près à abandonner ce qui n’est pas bon dans notre vie, d’ailleurs serions-nous vraiment sincères si nous gardions des péchés cachés sous la surface ?

Vous savez, il n’est pas rare de trouver dans les Eglises des gens qui viennent se donner bonne conscience, ils écoutent d’une oreille très attentive la Parole de Dieu, ils iront mêmes jusqu’à hocher la tête en signe d’approbation, et pourtant ils sont comme cette seconde catégorie de personnes dont le Seigneur parle quand Il dit, quiconque entend ces Paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera comparé à un homme insensé.

Voila pourquoi lorsque je dis que notre repentance doit être véritable, je veux dire par là que nous devons renoncer à tous ce qui est péché !

Il faut laisser le Saint-Esprit travailler sur notre terrain personnel afin qu’Il retire les racines et tout ce qui pourrait faire obstacle à la construction de notre vie avec le Seigneur, et si parfois cette expérience peut-être douloureuse, elle n’en est pas moins nécessaire.

Le solide terrain de notre foi en Jésus-Christ
Au-delà de la repentance, venir à Christ signifie aussi, placer toute sa confiance en Lui, et cela est très certainement une des choses les plus difficiles à faire ! Savez-vous pourquoi ? Parce que si notre cœur nous dit, Tu peux faire confiance à Jésus, notre tête, elle nous dit, Est-ce que tu es sur que tu peux Lui faire confiance ?

Notre manque de foi vient très souvent du temps que nous n’accordons pas au Seigneur, et c’est d’ailleurs ce qui nous pousse à nous appuyer sur nos expériences, nos œuvres et notre intelligence.

Autrement dit, celui qui se fie sur sa propre vie, fonde son espérance sur un sol fragile, et il oublie que Jésus est Le seul espoir du chrétien, comme le dit le psalmiste.

Eternel, mon rocher, ma forteresse, mon libérateur ! Mon Dieu, mon rocher, où je trouve un abri ! Mon bouclier, la force qui me sauve, ma haute retraite ! (Psaume 18:2)

Nous voulons que notre maison, notre foyer soient posés sur un solide fondement, et qu’elle résiste aux épreuves de la vie ? Quiconque donc entend ces Paroles que je dis, et les met en pratique…

Les deux ouvriers de la parabole connaissent Jésus, ils sont familiers avec le contenu de la Bible. Chacun d’eux entendent régulièrement l’enseignement du Seigneur, mais chacun choisi un mode de vie différent, le premier entendra et mettra en pratique les Paroles du Seigneur, l’autre entendra et ne mettra pas en pratique les Paroles du Seigneur !

Lequel des deux sommes-nous ? Sur quelle sorte de fondement notre maison est-elle posée ?

La maison de l’insensé
Contrairement à la maison du sage, il n’existera pas, ou pratiquement pas, d’étude préalable du sol, on a juste trouvé un beau terrain qui nous plait, situé là où nous voulons bâtir notre maison, et pour nous cela est suffisant !

Il n’y aura pas non plus, ou très peu de préparation du terrain, on va préférer s’occuper de la décoration intérieure. Autrement dit, la construction de sa maison ressemblera à sa vie, pas de préparation, pas de repentance.

L’insensé construit sa vie sans se soucier d’avoir une solide fondation en Christ, pourtant il écoute les enseignements du Seigneur mais il ne met rien en pratique.

Il n’a aucune sécurité, il ne peut pas dire que le Psaume 18:2 que nous avons lu est pour lui, Eternel, mon rocher, ma forteresse, mon libérateur ! Mon Dieu, mon rocher, où je trouve un abri ! Mon bouclier, la force qui me sauve, ma haute retraite !

En fait il est comme celui qui ne connait pas Dieu, il semblerait que tout lui réussisse dans la vie, il possède ce que vous n’aurez peut-être jamais, il a la reconnaissance de beaucoup, l’admiration d’autres, mais… sous la surface il lui manque les fondations.

Il lui manque une chose importante – le salut de son âme !

Mieux vaut un morceau de pain sec, avec la paix, qu’une maison pleine de viandes, avec des querelles. (Proverbes 17:1)

Ou encore ce verset si important que l’on trouve en Matthieu, Que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perdait son âme ? Ou, que donnerait un homme en échange de son âme ? (Matthieu 16:26)

La manière par laquelle nous bâtissons notre maison et notre vie ici-bas avec le Seigneur déterminera notre destinée, non seulement pour la durée de notre vie ici-bas, mais aussi pour l’éternité. Si donc vous voulez savoir si Dieu vous considère comme un sage ou un insensé ? Et bien sachez que les valeurs sur lesquelles nous bâtissons notre vie détermineront la catégorie à laquelle chacun appartient.

L’homme insensé est celui qui construit sa maison sur une fondation éphémère, fragile. Il s’agit d’un homme ou d’une femme qui entend les instructions de Jésus mais ne les met pas en pratique. Et quel sera le résultat de cela ? Les vents ont soufflé, et ont fondu sur cette maison-là; elle est tombée, et sa ruine a été grande.

L’homme sage au contraire est celui qui a pris la précaution de bâtir sa maison sur le roc. Il s’agit d’un homme ou d’une femme qui non seulement entend les Paroles de Jésus mais les met en pratique.

Puis au jour de la tempête les maisons seront mises à l’épreuve. Des tempêtes paraîtront sur notre chemin, les difficultés de la vie, les soucis financiers, le chômage, la peur, l’angoisse, la maladie ou encore le deuil.

Dans de telles circonstances, beaucoup verront leur confiance en eux-mêmes fondre comme neige au soleil, ils n’auront personne vers qui se tourner parce que personne autour d’eux ne pourra les aider, personne pour les fortifier.

Et en vous disant cela je ne peux pas m’empêcher de penser à Job, et qui d’entre nous pourraient dire un jour, L’Eternel a donné, et l’Eternel a repris; que le nom de l’Eternel soit béni ! En tout cela, Job ne pécha point et n’attribua rien d’injuste à Dieu. (Job 1:21-22)

Si Job pouvait parler ainsi, c’est parce qu’il connaissait personnellement le Seigneur, il savait parfaitement qui est Dieu et ce qu’Il est capable de faire quand un de ses enfants se trouve dans de telles circonstances !

C’est pour cela qu’il dira encore à la fin du livre de Job;
Je reconnais que tu peux tout, et que rien ne s’oppose à tes pensées.
Mon oreille avait entendu parler de toi; mais maintenant mon œil t’a vu.

L’Eternel rétablit Job dans son premier état, quand Job eut prié pour ses amis; et l’Eternel lui accorda le double de tout ce qu’il avait possédé. Les frères, les sœurs, et les anciens amis de Job vinrent tous le visiter, et ils mangèrent avec lui dans sa maison.
Ils le plaignirent et le consolèrent de tous les malheurs que l’Eternel avait fait venir sur lui, et chacun lui donna un kesita et un anneau d’or.

Pendant ses dernières années, Job reçut de l’Eternel plus de bénédictions qu’il n’en avait reçu dans les premières. Il posséda quatorze mille brebis, six mille chameaux, mille paires de bœufs, et mille ânesses. Il eut sept fils et trois filles: il donna à la première le nom de Jemima, à la seconde celui de Ketsia, et à la troisième celui de Kéren-Happuc. Il n’y avait pas dans tout le pays d’aussi belles femmes que les filles de Job. Leur père leur accorda une part d’héritage parmi leurs frères. Job vécut après cela cent quarante ans, et il vit ses fils et les fils de ses fils jusqu’à la quatrième génération. Et Job mourut âgé et rassasié de jours.

Nous voulons être bénis et heureux, avoir une maison et un foyer bâtis sur un fondement solide, regardons vers Jésus, mettons en pratique ses Paroles et ne nous bornons pas à simplement écouter puis oublié, agissons.

 

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